Un article de Rémi Arsenault
VIAU, Roland. Du pain ou du sang. Les travailleurs irlandais et le canal de Beauharnois, Montréal, Presses de l’Université de Montréal, 2013.
En 1843, une grève des constructeurs de canaux éclate à Beauharnois (au sud-ouest de Montréal), avant d’être fortement réprimée par l’armée pour y mettre fin. La violence d’État entraîne d’ailleurs la mort de plusieurs ouvriers lors des événements du Lundi rouge (12 juin). Cette grève méconnue est présentée par le chercheur et professeur Roland Viau dans une monographie parue aux Presses de l’Université de Montréal en 2013. L’auteur souligne dès l’introduction de son ouvrage la manière dont les historiens généralistes ont ignoré ce conflit, le plus meurtrier de l’histoire ouvrière canadienne. Pourtant, au moment des faits, l’opinion publique fut très remuée par ces événements, qui furent effacés de la mémoire collective seulement plus tard. Nous résumons ici le livre de Roland Viau sur la question, qui permet d’éclairer un pan décisif de l’histoire du mouvement ouvrier et de comprendre comment le capitalisme s’est constitué dans la violence.

Étudier l’histoire des premières grèves ouvrières
Les conflits de travail qui ont marqué la construction du canal de Beauharnois sont au nombre de cinq, qui s’étendent du début du chantier à l’automne 1842 jusqu’à sa fin, en août 1845. La grève de juin 1843 est le troisième débrayage, qui répondait à une baisse des salaires décrétée unilatéralement par les patrons. Étrangement, ni ce conflit ni aucun des quatre autres ne sont mentionnés dans les livres d’histoire générale du Canada[1]. C’est d’autant plus problématique que le chantier de ce canal est un projet majeur de l’époque et une pièce importante du système commercial qui se met en place avec la naissance du capitalisme. Roland Viau rappelle que l’histoire retient généralement la version de ceux qui gouvernent, donc les seigneurs et les propriétaires à cette époque. De plus, l’expérience du mouvement ouvrier (naissant au moment des faits) se transmettait principalement à l’oral, puisque les classes populaires n’avaient pas accès à une éducation telle qu’on la conçoit aujourd’hui. Ces raisons ne justifient pas, néanmoins, d’ignorer plus longtemps cette histoire.
L’auteur montre qu’il est possible de trouver des informations sur le sujet. Pour donner suite aux événements, une commission d’enquête a été mise sur pied et un rapport a été publié le 16 octobre 1843. Ce document crucial regroupe une cinquantaine de témoignages des événements. On peut aussi consulter plusieurs journaux du Bas-Canada et du Haut-Canada qui relatent les événements, notamment La Minerve, L’Aurore des Canadas, Les Mélanges religieux et la Montreal Gazette. Les archives du Bureau canadien des Travaux publics, qui se trouvent à Ottawa, contiennent des informations pertinentes décrivant les relations de travail entre les patrons et les ouvriers. Les archives religieuses complètent l’information, entre autres les correspondances du pasteur John Falvey de Beauharnois et du curé Joseph-Olivier Archambault de Saint-Timothée, qui devaient tous deux rendre des comptes à leurs supérieurs. On constate qu’il existe une quantité importante d’archives qui traitent du sujet, ce qui montre le caractère idéologique de son effacement.
En fait, grâce aux différentes sources, Roland Viau est en mesure d’émettre la suggestion suivante : « Nous posons l’hypothèse qu’avant, durant et après le 12 juin 1843, une société secrète assurait l’encadrement des travailleurs coalisés et nous prenons aussi le parti de démontrer que les revendications des grévistes dépassaient les seules questions salariales. »[2] L’auteur ne cache pas qu’il y avait plusieurs tensions au sein du mouvement ouvrier qui nuisaient au développement d’une conscience de classe commune. Ces clivages pouvaient être religieux, ethnoculturels ou encore professionnels. Mais, dans le cas de Beauharnois, il semble qu’une organisation ouvrière secrète a bien permis de regrouper les ouvriers des canaux, malgré leurs différences, et d’aider au développement de revendications sociales opposées à la tyrannie patronale. Ainsi, bien que les grèves des années 1840 dans la région ne furent pas proprement révolutionnaires, elles impliquaient une conscience de classe et des revendications plus radicales que des simples demandes salariales, qui servaient tout de même à cristalliser la colère des ouvriers.

La situation des travailleurs irlandais
Le livre de Roland Viau est divisé en deux parties comprenant chacune quatre chapitres. La première partie est surtout une étude anthropologique d’un groupe social, nommément les travailleurs irlandais engagés pour creuser le canal de Beauharnois, mais il relate aussi le contexte socio-économique du chantier. Pour commencer, l’auteur explique le choix du lieu de la construction qui survient à la suite d’une intrigue politique menée à Londres[3]. Il élabore ensuite sur les conditions de travail au moment de la construction du canal. Le chercheur identifie plusieurs types d’emplois qualifiés : maçons, forgerons, charpentiers, carriers, tailleurs de pierre, mineurs et artificiers. Cependant, la très grande majorité des travailleurs du chantier était non qualifiée, c’est ceux qu’on appelle les terrassiers. Ces hommes travaillaient au pic et à la pelle pour creuser le canal, représentant plus de 2500 travailleurs (sur les 3000 du chantier).
Les journées de travail s’étendaient du lever du soleil jusqu’au crépuscule, soit plus de 15 heures d’ouvrage, pour un salaire journalier de trois shillings (moins de 60 cents). La santé et la sécurité des travailleurs n’étaient aucunement respectées sur le chantier. Viau explique : « Comme les manœuvres non qualifiés et les hommes de métier n’étaient rémunérés que pour les journées travaillées, un système de « contributions charitables » fixées à un demi-denier, soit environ 1 ¢ par jour, permettait de constituer un fonds de réserve destiné à venir en aide aux compagnons de labeur victimes des coups du sort. »[4] La vie de chantier était marquée par les blessures et les accidents de travail, tels que les « muscles endoloris, coupures, meurtrissures et contusions, mutilations et amputations étaient choses fréquentes, tout comme les doigts fracturés, les jambes et les orteils cassés »[5]. En raison de l’insalubrité des lieux, les travailleurs étaient sujets aux maladies contagieuses telles que les fièvres, la dysenterie bacillaire, le choléra, la malaria et la typhoïde. En plus des blessures et des maladies contagieuses, la dureté du travail entraînait des rhumes, des rages de dents, des grippes, des coups de chaleur, des gerçures aux mains, des engelures et des écorchures.
Sinon, les relations entre les travailleurs irlandais récemment immigrés et les habitants, pour la plupart d’origine canadienne-française et agriculteurs, n’étaient pas très bonnes. L’auteur montre que la paysannerie locale n’était pas favorable à la construction du canal, car celui-ci risquait de provoquer plusieurs changements géographiques et dans la composition des sols[6]. Les relations restaient aussi distantes, car peu d’habitants canadiens-français travaillaient au chantier, soit seulement 5 % de la main-d’œuvre totale. Les tensions entre groupes ethniques étaient entretenues par les patrons, comme lorsque l’entrepreneur Charles Rocbrune licencia 19 terrassiers canadiens-français après que ceux-ci exigèrent de meilleurs gages et des heures de travail moins longues, soulignant que les Irlandais étaient plus dociles. Au total, c’est environ 3000 ouvriers qui s’installent avec leurs femmes et leurs enfants aux abords du chantier. La majorité provient de différentes régions d’Irlande. Il y a des Écossais et des Irlandais de confession protestante, mais Viau estime que 75 % de la main-d’œuvre est catholique. Malgré la diversité qui règne au sein de cette population, le chercheur affirme que peu d’incidents violents surviennent entre ces groupes sociaux : « À Beauharnois, le regroupement de terrassiers irlandais, d’ouvriers de métier écossais et de journaliers francophones ayant des cultures d’appartenance et des expériences de vie différentes ne donna pas lieu à des combats de barricades ou à des conflits ethniques tels que ceux survenus pour le travail en forêt dans les camps de bûcherons de la vallée de l’Outaouais entre 1836 et 1838, et connus sous le nom de Shiner’s War. »[7]
La première partie se termine par une étude de la communauté ouvrière qui s’est formée autour du chantier. Les ouvriers s’entassaient dans de petites huttes, qu’ils appelaient shanty et vivaient ensemble selon des coutumes bien à eux. Les conditions de vie étaient extrêmement difficiles. Selon Viau, l’espérance de vie était courte et il était rare de voir des travailleurs âgés de plus de 40 ans sur le chantier. La plupart de la communauté était sous-alimentée, faute d’argent pour bien se nourrir (malgré des semaines de presque 100 heures de travail !). Dans de telles conditions, un vent de révolte souffla sur ces ouvriers démunis, mais déterminés. Pour expliquer la cohésion des travailleurs et de leurs familles derrière des revendications communes, le chercheur suggère qu’une société secrète opérait dans l’ombre afin d’organiser les opprimés. Comme l’explique Roland Viau : « La tolérance des idéologies religieuses et la coexistence des factions rivales aux abords du canal transcendaient toutefois les divergences entre les appartenances communautaires et permettaient une certaine cohésion de la classe prolétaire constituée surtout d’Irlandais, mais aussi d’Écossais et de Canadiens français. »[8]

La grève de 1843 et le Lundi rouge
La deuxième partie de l’ouvrage aborde directement les luttes ouvrières sur les chantiers et à Beauharnois en particulier. À partir des années 1820, plusieurs canaux sont construits en Amérique du Nord : Rideau, Lachine, Érié, Welland, etc. Ces constructions d’envergure ont pour objectif d’améliorer les voies de navigation et de faciliter le transport de marchandises : « Très rapidement, on observe une augmentation fulgurante du flux de marchandises en transit par ces canaux, en plus d’une augmentation du tonnage des navires. La nécessité de développer et de bâtir de nouveaux canaux est ressentie, ce qui engendre la seconde série de canaux, ne comprenant que le canal de Rideau, à Ottawa, et le canal de Lachine à Montréal. »[9] Des hommes d’affaires se regroupent pour faire pression sur le gouvernement fédéral afin de recevoir des subventions pour la construction de leurs projets ; ils veulent ainsi que le gouvernement paie pour des infrastructures qui augmenteront leurs profits personnels. C’est le cas de la Welland Canal Company[10] présidé par George Keefer. En plus de chercher des subventions gouvernementales, cette classe sociale fait pression pour augmenter l’immigration qui doit servir de main-d’œuvre corvéable, n’hésitant pas à encourager les tensions inter-ethniques.
Le gouvernement accepte, en finançant les projets et en faisant venir des milliers de travailleurs irlandais. Viau précise : « En clair, la très grande majorité des nouveaux arrivants formait une armée industrielle constituée surtout d’ouvriers non qualifiés. La seule possibilité qui s’offrait néanmoins à ce prolétariat urbain des plus vulnérables consistait à accepter tous les emplois qu’il pouvait trouver et à se déplacer continuellement d’un endroit à un autre. Certains devenaient donc bûcherons et dockers. D’autres effectuaient divers travaux manuels ou encore des travaux d’intérêt général dans les centres urbains et en venaient parfois à des heurts avec le patronat ou aux mains avec des collègues pour sauvegarder leurs emplois menacés. Mais la plupart d’entre eux se rendaient sur les chantiers d’aménagement de voies navigables qui embauchaient, effectuaient surtout les travaux de terrassement, repartaient vers d’autres sites de construction, se cantonnaient dans le métier de canalier et en faisaient un mode de vie. »[11]
Deux classes s’affrontent lors de la construction de ces canaux. L’une s’assure que ses investissements deviennent profitables, tandis que l’autre cherche à conserver ses emplois et veut améliorer ses conditions matérielles d’existence. On sait qu’il y a eu des tensions sur le chantier du canal Lachine entre les patrons et les ouvriers, aussi dans les années 1840. À ce sujet, Roland Viau cite Les Irlandais et le canal de Lachine. La grève de 1843 (Raymond Boily, 1980). Ce conflit a même mené à un affrontement avec les forces de l’ordre et c’est environ 200 ouvriers irlandais qui furent désarmés aux abords de Saint-Henri. La même chose se produit dans le bassin de Rottenburg au canal Welland (Ontario) où 3000 journaliers provoquent une émeute marquée par des slogans politiques et la présence d’un drapeau rouge[12]. Les travailleurs utilisent donc la grève et l’émeute depuis quelque temps au Canada afin de faire valoir leurs intérêts. On peut même penser que les ouvriers irlandais avaient développé une organisation secrète, comme le défend l’auteur. Cela correspondrait à l’essor des sociétés ouvrières britanniques dans les années 1830 et 1840 (dans le courant chartiste) que connaissent certainement plusieurs ouvriers immigrants.
À Beauharnois, l’étincelle qui met le feu aux poudres est d’ordre salarial. Outre les conditions abominables et les longues heures de travail harassantes, le salaire (au printemps 1843) a été baissé à 52 cents par jour, insuffisant pour vivre. Les ouvriers revendiquent 60 cents par jour et une réduction des heures de travail, demandant un horaire de 12 heures par jour (six heures du matin à six heures du soir). Le temps gagné leur permettrait notamment d’entretenir un jardin, pour se nourrir un peu mieux. Les Travaux publics avaient sous-traité la construction du canal à des entreprises privées qui abaissaient les salaires, voire payaient les ouvriers avec des jetons de la compagnie. Cette méthode obligeait alors les ouvriers à s’approvisionner uniquement dans les magasins de l’employeur, créant une dépendance et une pauvreté innommables. Le 1er mai 1843, plus de 150 ouvriers rassemblés à Saranac discutent d’une possible grève. L’idée est par la suite propagée à l’ensemble des sections du canal. En réaction, les patrons décrètent un lock-out le 1er juin, tout en faisant protéger les chantiers par des fiers-à-bras et en cherchant à recruter des briseurs de grève à Montréal. Pendant une dizaine de jours, les ouvriers interpellent les entrepreneurs des différentes sections pour tenter de les convaincre de céder à leurs demandes. La tension monte et plusieurs incidents se produisent, notamment des invectives et des bousculades avec les contremaîtres. C’est pourquoi les entrepreneurs font appel à l’armée. Le 11 juin, le 74e régiment arrive à Saint-Timothée, un village qui surplombe le chantier du canal.
Le 12 juin 1843, une masse immense d’ouvriers en colère (plus de 1500 travailleurs) converge vers le Manoir Grant à Saint-Timothée, où sont hébergés le magistrat Jean-Baptiste Laviolette et l’entrepreneur Duncan Grant. La demeure sert d’ailleurs de bureau pour la North American Colonial Association of Ireland. À l’arrivée des manifestants, les militaires s’interposent entre eux et le manoir. Il va sans dire que le conflit s’était envenimé et que les ouvriers arrivent armés de bâtons et de gourdins. Sous les huées de la foule, le magistrat Laviolette fait la lecture de l’acte d’émeute, mais les ouvriers refusent de se disperser. Se sentant menacé, le commandant de la troupe, le major Campbell, ordonne de tirer, alors que la cavalerie fonce et sabre les manifestants. Malgré l’élan de panique, une bataille assez violente se produit, avant que les ouvriers ne refluent et s’enfuient. On arrête 27 grévistes, dont quatre seront condamnés pour incitation à l’émeute. Mais, surtout, cinq manifestants sont tués sur place et on estime qu’une quinzaine d’autres meurent de leurs blessures. Dans ces circonstances, le gouvernement fédéral met sur pied une commission d’enquête, la première de l’histoire canadienne.
Finalement, au lendemain de l’affrontement, on pense que les grévistes firent une tentative pour venger leurs morts. En effet, en relatant un fait divers paru dans la Montreal Gazette du 17 juin 1843, Roland Viau affirme qu’une société secrète du nom de Molly Maguires[13] organisa un guet-apens : « Selon nous, ce coup de main avorté dont rendait compte le journal montréalais décrivait le scénario d’une mise en scène orchestrée par une société secrète. »[14] En résumé, environ 150 hommes armés s’étaient embusqués dans un boisé près de Saint-Timothée, attendant le passage du 74e régiment pour les surprendre. Les conspirateurs avaient envoyé une femme pour prévenir le major Campbell que la maison de l’entrepreneur Lawrence Brown était attaquée, et pour qu’il demande à ses hommes de s’y rendre. Mais le major Campbell repéra l’embrouille à cause de la pauvreté de la femme, qui ne pouvait selon lui être liée au riche commerçant Brown. Enfin, c’est en se basant sur cette tentative de guet-apens que Viau cherche à démontrer la présence d’une organisation ouvrière secrète chez les Irlandais, qui aurait joué un rôle dans la grève du canal de Beauharnois. L’argumentation est plutôt convaincante, en fonction de la cohérence de la grève, de l’ampleur de la manifestation du 12 juin et, surtout, de l’action concertée des travailleurs quelques jours plus tard pour se venger.
* * *
En conclusion, la grève de Beauharnois joua un rôle fondamental dans le développement des luttes ouvrières au Canada. Avec les conflits à Bytown (Ottawa) et au canal Lachine, elle forme un des premiers exemples de lutte organisée et qui, dans ce cas, mena à plusieurs améliorations pour les ouvriers. Ces conflits des années 1840 eurent d’ailleurs un large écho dans la classe ouvrière naissante. La mémoire du Lundi rouge, où une vingtaine d’ouvriers trouvèrent la mort à la suite d’une répression brutale des troupes britanniques, demeure vive dans la région. Ce conflit ouvrier est le plus violent dans l’histoire canadienne et, comme le fait remarquer Roland Viau, il demeure très peu relaté dans l’historiographie. Il est pourtant hautement révélateur de la lutte des classes constitutive du Canada et des autres sociétés capitalistes. On y trouve clairement l’alliance exploiteuse et meurtrière des patrons et des politiciens, prêts à tout pour maintenir les ouvriers dans leur condition servile. Mais on y voit aussi la puissance de la classe ouvrière qui possède les outils pour briser ses chaînes. Finalement, même si le syndicalisme tel qu’on le connaît n’existait pas, les exploités ont réussi à développer des méthodes d’organisation et employer des stratégies d’action pour faire valoir leurs revendications et défendre leurs intérêts.

Notes
[1] L’épisode est absent de l’Histoire générale du Canada (Craig Brown, 1988) et de l’ouvrage Chronologie du Québec depuis 1534 (Jean Provencher, 1991). Ces deux livres sont régulièrement mis à jour et encore largement utilisés dans les cours d’histoire.
[2] VIAU. Du pain ou du sang, pages 23-24.
[3] Edward Ellice, propriétaire de la seigneurie de Beauharnois et riche industriel, de connivence avec Edward Wakefield (agent de la North American Colonial Association of Ireland) et avec Charles Bagot (gouverneur général du Canada), manigancèrent pour influencer les Travaux publics et pour que la construction du canal se fasse sur les terres d’Ellice, dans le but d’augmenter leur valeur. VIAU. Du pain ou du sang, pages 48-52.
[4] VIAU. Du pain ou du sang, page 111.
[5] VIAU. Du pain ou du sang, page 113.
[6] Viau mentionne que certaines maisons d’agriculteurs ont été expropriées, que les travaux provoquaient des inondations sur leur terre et que la population immigrante installée dans les camps laissait ses animaux paîtrent sur la terre des agriculteurs, entraînant la frustration de ceux-ci.
[7] VIAU. Du pain ou du sang, pages 105-106. Sur la « guerre des Shiners », on consultera l’article L’émergence du prolétariat et les luttes ouvrières dans la vallée de l’Outaouais (1820-1840), en ligne.
[8] VIAU. Du pain et du sang, page 144.
[9] Voir en ligne : https://www.thecanadianencyclopedia.ca/fr/article/le-canal-de-lachine
[10] Voir en ligne : https://www.thecanadianencyclopedia.ca/fr/article/canal-welland
[11] VIAU. Du pain et du sang, page 97.
[12] VIAU. Du pain et du sang, page 158, note 19.
[13] L’auteur présente dans les dernières pages de son ouvrage les caractéristiques de cette organisation secrète. Ses origines remontent à l’Irlande rurale du XVIIIe siècle, alors que la classe paysanne menait des actions de sabotage contre les propriétaires fonciers.
[14] VIAU. Du pain et du sang, page 259.

