Documents numérisés

Dans cette section, nous déposerons des collections de journaux révolutionnaires à même d’informer nos pratiques en vertu de leur contenu ou de leur esthétique. Nous mettons des liens vers des collections mises en ligne par d’autres groupes ou bien numérisées par nos soins.

Akwesasne Notes

Akwesasne Notes (fondé par Ernest Benedict à la fin des années 1960) fut un des plus importants journaux autochtones dans le monde et un des plus influents politiquement. Le journal rassembla les grands leaders politiques autochtones d’Amérique du Nord tel que Vine Deloria Jr. ou Ward Churchill. La collection d’Akwesasne Notes est mise en ligne dans le cadre du projet collectif American Indian Digital History Project, créé dans le but de récupérer et de préserver de rares journaux, photographies et documents d’archives autochtones provenant de partout en Amérique du Nord.

Open Road

Open Road est un journal anarchiste basé à Vancouver, qui a publié 25 numéros de 1976 à 1990. En porte-à-faux des idées marxistes-léninistes caractéristiques de la New Left, le journal cherche à coaliser les différentes tendances anarchistes de l’époque, à propager les terrains communs, les idéaux partagés et les pratiques collectives qui rassemblent les anarchistes. Le journal présente de plus une esthétique remarquable.

CSN – Archives numériques

Cette page présente de très nombreuses collections numérisées de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), un des syndicats historiquement les plus combatifs au Québec. On y trouve les collections de journaux tel que La Vie syndicale (1925-1941) ou encore Le Travail (1944-1981), ce second exposant notamment le tournant révolutionnaire pris par la CSN au début des années 1970. Tous les documents sont superbement numérisés et téléchargeables en format PDF.

Independent Voices

Independent Voices est une collection numérique en libre accès de journaux, magazines et revues de presse alternative, principalement produits aux soi-disant États-Unis. Cette bibliothèque en ligne donne accès à plus de 17 000 documents issus de la contre-culture, des luttes étudiantes, des luttes des Autochtones, des partisan.es du Black Power, des luttes LGBTQ+ ou encore du mouvement anti-guerre de la deuxième moitié du XXe siècle.

Démanarchie

Démanarchie est un journal anarchiste basé à Montréal et ayant de forts liens à Québec. Il est actif de février 1994 à juin 1997. Il se situe, idéologiquement et esthétiquement, dans la mouvance anarcho-punk, telle qu’ont pu la théoriser et la vivre les anarchistes britanniques de Crass ou de Subhumans. Le journal est le principal organe de diffusion des idées radicales (libertaires et anarchistes) au Québec au milieu des années 1990, alors que le milieu anarchiste recoupe en partie la scène punk. Ce journal, et son successeur officieux « Le Trouble », participeront à la construction du réseau libertaire de la province.

Les Pages Noires

La revue « Les Pages Noires » paraît à Montréal à partir de juillet 1983 et cesse ses activités en décembre de la même année, après 8 numéros paraissant toutes les deux semaines environ. La revue se veut un bulletin de liaison pour les groupes et personnes anti-autoritaires, anarchistes et autonomistes. Elle vise à « favoriser les contacts et encourager les appuis aux différents projets ». Tout au long de son existence, ce bulletin de liaison prend des positions féministes offensives, anti-guerre et anti-prison, avec une attention particulière envers le procès des membres de Direct Action. La revue à la trop courte existence mérite d’être revisitée, autant pour sa largesse d’esprit malgré son radicalisme que pour son esthétique. Cette revue est numérisée ici pour la première fois, par les soins d’Archives Révolutionnaires.

Révolution Québécoise

La revue Révolution Québécoise est lancée en 1964 par Pierre Vallières et Charles Gagnon. Elle connait huit numéros de septembre 1964 à avril 1965 au fil desquels les nationalistes révolutionnaires québécois.es consolident leur pensée. Considérés comme les théoriciens officieux du Front de Libération du Québec (FLQ), les deux membres-fondateurs de la revue deviendront des leaders de ce groupe « terroriste » suite à la disparition de Révolution Québécoise.